Bunia : Xavier Assani appelle à stopper le « monnayage » autour du recensement des ménages dans la commune Mbunya
En ville de Bunia, présentement dans la commune Mbunya, en province de l'Ituri, l’annonce d’un recensement des ménages couplé à une taxe suscite une vive polémique. Si la démarche est saluée pour ses objectifs sécuritaires, Xavier Assani coordonnateur de l' ABL Jeunesse na Biso dénonce ce qu' qu' il qualifie d ' un "impôt injuste" et " une restriction inadmissible " des libertés.
En effet, ce mercredi 27 août 2025, le bourgmestre de la commune de Mbunya, le commissaire supérieur Jean-Marie kashimbata, a lancé une opération de recensement des ménages accompagnée d’un enregistrement des visiteurs. L’objectif officiel : renforcer la sécurité au sein de la localité. Cependant, cette initiative suscite un tollé, car elle est associée à une taxe obligatoire, perçue comme une « tracasserie administrative que nous n’accepterons jamais », selon les mots de Xavier Assani, coordinateur national de Jeunesse na Biso ASBL.
Si Xavier Assani reconnaît que « l’initiative n’est pas mauvaise du point de vue sécuritaire », il dénonce fermement « le monnayage qui entoure cette opération ». Plus préoccupant encore, l’imposition de cette taxe s’accompagne d’une restriction de la liberté de circulation, une mesure jugée inacceptable dans un contexte où la population est déjà fragilisée par la guerre et la montée du coût de la vie.
Le coordinateur de l' ASBL Jeunesse na Biso, rappelle à l’autorité locale que « le moment est très mal choisi pour imposer un impôt à une population déjà appauvrie par la guerre et la vie chère ».
Selon Xavier Assani, grever davantage les habitants sous prétexte de sécurité est un « abus de pouvoir » qui ne fait qu’aggraver la précarité sociale. Les protestataires insistent sur le fait que cette opération doit rester « d’abord orientée vers la sécurité et non vers un objectif pécuniaire ».
Alors que la sécurité demeure une priorité pour la commune de Mbunya, cette polémique souligne la nécessité d’un équilibre entre protection des citoyens et respect de leurs droits fondamentaux. Face à la contestation, la population appelle à une révision de cette mesure, exigeant transparence et justice sociale. La sécurité ne doit jamais se transformer en un prétexte pour étouffer les libertés ni pour alourdir le fardeau économique des plus vulnérables.
Rédaction


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